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Plancher chauffant à eau ou électrique : ce n'est pas le même chantier.
Les deux chauffent par le sol, à basse température. L'un fait circuler de l'eau dans une chape et dépend d'une chaudière ou d'une pompe à chaleur. L'autre est un film de 5 mm branché sur le secteur. Ce qui les sépare se joue sur le chantier, puis sur la facture.
La réponse courte
Un plancher à eau n’est pas un chauffage : c’est un émetteur. Il lui faut un générateur, chaudière ou pompe à chaleur. Avec une pompe à chaleur, c’est l’ensemble qui consomme le moins d’électricité. Mais il se coule dans une chape : il se décide à la construction, ou pour une rénovation où l’on refait tout.
Un plancher électrique mince est un chauffage complet : 5 mm sous le revêtement, une ligne électrique, un thermostat par pièce. Il se pose sur le sol existant, pièce par pièce. Mais chaque kilowattheure de chaleur est un kilowattheure d’électricité.
Nous vendons le second : lisez cette page en le sachant. Les règles et les mesures citées viennent de textes officiels et de l’ADEME ; les hauteurs, les poids et les délais, du fabricant du système que nous posons.
Le comparatif
| Plancher à eau coulé en chape | Plancher électrique carbone | |
|---|---|---|
| Ce qui chauffe | de l’eau à 40 °C au plus, dans des tuyaux noyés | un film de carbone, à 32 °C au plus, 44 °C en salle de bain carrelée |
| Ce qu’il lui faut | une chaudière ou une pompe à chaleur, un collecteur, un circulateur | l’électricité du logement, un thermostat par pièce |
| Hauteur, sans le revêtement | 45 à 65 mm ; 15 à 30 mm pour un système mince, isolant en plus | 5 mm ; 23 à 28 mm avec une chape sèche, sous un carrelage |
| Poids, sans le revêtement | 90 à 130 kg/m² ; 15 à 35 kg/m² pour un système mince | environ 1,25 kg/m² |
| Avant de poser le revêtement | quatre à six semaines de séchage et de mise en chauffe, d’après le fabricant | rien sous un parquet ou un vinyle flottant |
| Les pieds au chaud | en trois heures au plus tôt | en un quart d’heure environ |
| Électricité pour un kilowattheure de chaleur | environ un tiers de kilowattheure avec une pompe à chaleur | un kilowattheure |
| Entretien obligatoire, en France | celui du générateur : chaque année pour une chaudière, une année sur deux pour une pompe à chaleur | aucun |
| Rafraîchir en été | possible avec une pompe à chaleur réversible | non |
| Aides, en France | certificats d’économies d’énergie pour le plancher, MaPrimeRénov’ pour la pompe à chaleur | aucune prime parmi celles que nous avons relues |
| Chauffage principal d’un logement | aucune limite propre à l’émetteur dans les règles que nous avons relues : c’est le générateur qui est encadré | en France, aucun texte trouvé qui le limite dans un logement existant ; limité ou écarté en Wallonie, en Flandre, au Luxembourg et aux Pays-Bas |
Les hauteurs, les poids, le séchage, le temps de réponse et la température du film viennent du fabricant du système carbone : il compare son produit aux autres, gardez-le en tête. La température de l’eau est celle qu’exige la fiche française de certificats d’économies d’énergie. Le reste vient des textes et de l’ADEME, cités en bas de page.
Ce que disent les règles, en France
- 28 °C au contact du sol fini, pas plus. La règle date de 1978 et vaut pour tout plancher chauffant, quelle que soit son énergie. Un plancher chauffant est donc toujours une grande surface tiède.
- De l’eau à 40 °C au plus, et une régulation commandée par une sonde au départ de chaque réseau : c’est ce que la fiche de certificats d’économies d’énergie exige d’un plancher à eau posé dans un logement existant. Elle lui compte une durée de vie conventionnelle de 50 ans : c’est la durée qui sert à calculer les certificats.
- Un entretien pour le générateur : chaque année pour une chaudière de 4 à 400 kW, une année sur deux pour une pompe à chaleur de 4 à 70 kW. Rien de tel pour un chauffage électrique direct.
Ce que le plancher à eau fait mieux
- Consommer moins, avec une pompe à chaleur. L’ADEME a mesuré 100 maisons équipées, dans vingt départements : 2,9 kWh de chaleur par kWh d’électricité en moyenne, plus de 4 pour les mieux réglées, 1,8 pour les moins bonnes. Elle ajoute qu’un plancher chauffant aide la pompe à chaleur, parce qu’il chauffe avec une eau peu chaude. La méthode de calcul du diagnostic français le chiffre : à défaut de valeur connue, 3,2 pour une pompe à chaleur air/eau posée depuis 2017 sur plancher, 2,8 sur d’autres émetteurs, hors pourtour méditerranéen.
- Changer d’énergie sans toucher au sol. Le plancher reste ; on remplace la chaudière par une pompe à chaleur le jour venu.
- Rafraîchir. Une pompe à chaleur réversible peut rafraîchir le logement en été. Un chauffage électrique direct ne le peut pas.
- Ouvrir droit à des aides, en France : certificats d’économies d’énergie pour le plancher dans un logement existant, MaPrimeRénov’ pour la pompe à chaleur, sous conditions de ressources.
Ce que le plancher électrique mince fait mieux
- Se poser sur l’existant. 5 mm sous le revêtement, là où une chape avec ses tuyaux en demande 45 à 65 : les portes, les seuils et l’escalier restent. Le détail est sur la page pose sans chape.
- Ne peser presque rien. Environ 1,25 kg par m², contre 90 à 130 pour une chape avec ses tuyaux : sur un plancher en bois, à l’étage ou dans une surélévation, c’est souvent ce qui décide.
- Aller vite. Pas de chape à couler ni à laisser sécher : d’après le fabricant, une à deux pièces par jour, revêtement compris. Le déroulé est sur la page la pose, étape par étape.
- Réagir vite. Rien à réchauffer avant la pièce : le fabricant annonce de 17 à 21 °C en 30 à 45 minutes. Une pièce qu’on n’occupe pas tous les jours se chauffe quand on y est.
- Se passer de générateur. Ni chaudière, ni unité extérieure, ni local technique, ni réseau d’eau, et donc ni entretien obligatoire, ni fuite d’eau possible.
- Se faire pièce par pièce. Chaque pièce a son circuit et son thermostat : on commence par une pièce, on continue quand un autre sol est à refaire.
Lequel, dans quel cas
Plutôt un plancher à eau :
- vous voulez chauffer tout un logement en Wallonie, au Luxembourg ou aux Pays-Bas, ou en Flandre dans une rénovation soumise à permis : pour un chauffage électrique direct, la règle l’écarte ou le plafonne ;
- vous construisez, ou vous refaites tout, dalle comprise ;
- une pompe à chaleur est prévue, et vous avez droit aux aides ;
- le logement est grand et demande beaucoup de chaleur : c’est la consommation qui pèsera le plus ;
- vous voulez rafraîchir en été.
Plutôt un plancher électrique mince :
- vous rénovez sans casser, et la hauteur ou le poids sont comptés ;
- il n’y a pas de réseau d’eau, ni de place pour un générateur ;
- vous équipez un étage, une extension, une pièce, pas toute la maison ;
- le logement est bien isolé : le besoin est faible, et l’achat pèse plus que la consommation.
Les deux ensemble : le fabricant cite une maison de Bavière où la géothermie d’origine ne suffisait pas à chauffer l’étage ajouté. Elle chauffe toujours les niveaux d’origine ; le nouvel étage a son plancher électrique.
Faire le calcul pour votre logement
Un plancher à eau se compare avec son générateur. La page pompe à chaleur ou chauffage au sol carbone pose les chiffres des deux côtés, et le simulateur calcule le coût annuel complet avec les prix de votre pays. Les limites du plancher électrique sont réunies sur la page inconvénients.
Vous avez un devis de plancher à eau ? Envoyez-le : nous vous disons ce que donnerait la même surface en 5 mm. Décrivez votre projet.
Questions fréquentes
Vos questions sur ce sujet.
Lequel consomme le moins ?
Le plancher à eau, quand une pompe à chaleur l'alimente. L'ADEME a mesuré 100 maisons en France : la pompe à chaleur y rend en moyenne 2,9 kWh de chaleur par kWh d'électricité. Un plancher électrique en rend un.
Peut-on poser un plancher à eau en rénovation ?
Oui, mais le chantier est lourd. D'après le fabricant du système que nous posons, une chape avec ses tuyaux ajoute 45 à 65 mm et 90 à 130 kg par m², et demande des semaines de séchage. Des systèmes minces existent : 15 à 30 mm, sans l'isolant ni le revêtement.
Le sol est-il plus chaud avec l'un qu'avec l'autre ?
La limite est la même. En France, la réglementation plafonne à 28 °C la température au contact du sol fini, dans les conditions de base du calcul, pour tout plancher chauffant. Le fabricant du système carbone annonce 20 à 24 °C en service.
Lequel demande de l'entretien ?
Aucun des deux planchers n'a d'entretien obligatoire. C'est le générateur du plancher à eau qui s'entretient : en France, chaque année pour une chaudière, une année sur deux pour une pompe à chaleur de 4 à 70 kW.
Y a-t-il des aides ?
En France, une fiche de certificats d'économies d'énergie vise le plancher à eau à basse température dans un logement existant, et MaPrimeRénov' finance la pompe à chaleur, sous conditions de ressources. Aucune des primes que nous avons relues ne finance un plancher électrique.
Peut-on avoir les deux dans la même maison ?
Oui. Le fabricant cite une maison où la géothermie chauffe les niveaux d'origine, et son plancher électrique l'étage ajouté, que l'installation ne suffisait pas à chauffer.
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