Le système

Le thermostat : un par pièce, et c'est tout le réglage.

Pas de chaudière à régler, pas de vanne, pas de courbe de chauffe. Chaque pièce a son thermostat, qui allume le film quand il fait trop frais et le coupe dès que c'est bon.

Ce qu’il fait

Le thermostat mesure la température de la pièce. En dessous de la consigne, il alimente le film ; dès qu’elle est atteinte, il le coupe. D’après le fabricant, l’écart entre les deux est d’un demi-degré.

Il n’y a rien d’autre à régler : ni température de départ, ni équilibrage, ni chaudière. Ce réglage pièce par pièce est l’une des raisons que donne le fabricant pour une marche courte : 40 à 90 minutes par jour en moyenne sur l’année d’après sa page sur le chauffage principal, 1 à 2 heures par jour selon le bâtiment d’après ses données techniques.

En France, un thermostat programmable devient obligatoire dans tous les logements : pour les bâtiments neufs dont le permis est demandé à partir du 1er janvier 2027, et au 1er janvier 2030 pour les logements existants. Il doit offrir au moins quatre réglages : confort, réduit, hors gel et arrêt. Celui du fabricant se programme à la semaine, pièce par pièce, avec un mode économie et un mode hors gel.

Ce que sait faire le thermostat du fabricant

Fonction Ce que le fabricant annonce
Plage de réglage 5 à 35 °C
Mesure sonde intégrée ; sonde de sol en option, en limitation
Programmes hebdomadaire, économie, hors gel de 5 à 15 °C
Fenêtre ouverte détectée
Relance démarrage adaptatif
Consommation affichée par pièce, sur 7, 30 et 365 jours
Liaison Wi-Fi 2,4 GHz et application
Coupure 16 A sous 230 V
Protection IP30, classe II
Taille 86 × 86 × 16 mm, dans une boîte d’encastrement d’au moins 35 mm de profondeur

Où le placer

  • Sur un mur intérieur, entre 1,2 et 1,5 m du sol.
  • Loin des fenêtres, des portes, des bouches d’air et du soleil direct : il mesurerait autre chose que la pièce.
  • Hors des zones humides. Dans une salle de bain, il se place hors de portée des éclaboussures, ou dans le couloir.

Un circuit par pièce

Chaque pièce a au moins un circuit de chauffage, sur sa propre ligne électrique, protégée au tableau. Un thermostat commute 16 A au plus, soit environ 3,6 kW : une trentaine de mètres carrés de film à 115 W/m², une vingtaine à 180 W/m². Au-delà, on met plusieurs thermostats, ou un thermostat et un contacteur.

Le raccordement et les protections sont l’affaire d’un électricien, selon la norme du pays.

Comment le régler pour consommer moins

Le fabricant donne une règle simple : ne chauffer que lorsqu’on est là.

  • La nuit, et pendant une longue absence : 17 à 18 °C.
  • Une absence de plus d’une heure : 2 à 3 °C de moins.
  • La relance : programmée 30 à 45 minutes avant l’heure où la pièce doit être chaude.
  • Jamais sous 15 °C, et mieux, pas sous 17 °C : une pièce trop fraîche devient humide, et une pièce humide demande plus d’énergie pour se réchauffer.

Son raisonnement : une pièce perd d’autant plus de chaleur par ses murs et ses fenêtres qu’elle est chaude. La baisser quand elle est vide fait donc gagner, à condition que le chauffage la remonte vite. C’est le cas ici, dit-il : il n’y a pas de chape à réchauffer d’abord. Le calcul réglementaire français ne reprend pas cet argument : il compte au contraire qu’un plancher chauffant électrique profite moins des baisses de température que des convecteurs, sans distinguer un film mince d’un câble noyé dans une chape.

L’ADEME, l’agence française de la transition écologique, donne un ordre de grandeur : un degré de moins sur la consigne, c’est en moyenne 7 % d’économie sur la facture de chauffage.

Le thermostat affiche la consommation de chaque pièce. Dès le premier hiver, vous voyez ce que votre réglage change. Les relevés du fabricant, bâtiment par bâtiment, sont sur la page consommation mesurée.

Ce qu’il ne règle pas

  • L’eau chaude. Le système chauffe les pièces ; l’eau a son propre chauffe-eau.
  • Une pièce mal dimensionnée. Le thermostat allume et coupe ; la puissance, elle, se décide à l’étude, pièce par pièce. Le déroulé est sur la page la pose, étape par étape.

Mis à jour le 9 octobre 2026.

Questions fréquentes

Vos questions sur ce sujet.

Faut-il une sonde dans le sol ?

Le fabricant n'en prévoit pas : la surface du sol reste entre 20 et 24 °C, et le thermostat mesure la température de la pièce. Il accepte une sonde de sol en limitation, si le fabricant de votre revêtement la demande.

Peut-on piloter le chauffage à distance ?

Oui, d'après le fabricant : le thermostat se relie au Wi-Fi de la maison et à une application. Il se règle aussi du doigt, sur son écran.

Que se passe-t-il si un thermostat tombe en panne ?

Seule sa pièce cesse de chauffer ; les autres continuent. D'après le fabricant, il se remplace en quelques minutes. Il est au mur : le sol n'est pas concerné.

Jusqu'où baisser quand on s'absente ?

Le fabricant conseille 17 à 18 °C la nuit et pendant une longue absence, et jamais moins de 15 °C, pour écarter le risque de condensation.

Une grande pièce a-t-elle plusieurs thermostats ?

Au-delà d'environ 30 m² de film, oui : un thermostat commute 16 A au plus. On pose alors plusieurs thermostats, ou un seul qui commande plusieurs circuits par un contacteur.

Se relie-t-il à une domotique ?

D'après le fabricant, une intégration KNX est possible. Dites-le au moment de l'étude.

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